Les Aventures extraordinaire d'Adèle Blanc-Sec - Luc Besson - 2010

Adèle nous ballade longtemps pour ne nous conduire qu'à du vide. Rien ne sauve finalement un navire pourtant ostensiblement couteux ; pas même la communicative joie de vivre de Louise Bourgoin, qui arrive en fait comme un cheveu sur la soupe. Besson semble se perdre de plus en plus dans des codes obsolètes d'un cinéma grand spectacle dont il n'est qu'un enfant illégitime et dans la profonde fainéantise. Car si fiction et frisson il peut y avoir, cela ne suffit pas à faire du cinéma. Les personnages semblent se démener dans un exercice de style, pour coller à des mimiques de bédé dans un univers stylisé à outrance, et y perdent l'intégralité de leur substance. Danger de l'illustration vide de réflexion. En résumé, car avec toute la bonne volonté du monde, il n'y a pas grand chose à dire ; le film ressemble à un Jeunet raté avec une pointe de Nuit au musée. Et ce n'est pas un joli site web qui transformera Cendrillon en princesse, mais ça valait le coup d'essayer.

Adele